L’ordre de conduite n° 1

L’ordre de conduite n° 1 (9 avril-21 heures 59) ne modifie guère les consignes initiales. La Mission est " d’évacuer les familles françaises, puis les ressortissants étrangers qui en expriment le désir ". L’évacuation se fait toujours en liaison avec les autorités diplomatiques.

Le Colonel Bernard Cussac, de retour de France, reprend les fonctions d’attaché de défense. Le Colonel Henri Poncet prend les fonctions de commandant d’opération (COMOPS) et a sous son contrôle les personnels AMT " dont il aurait besoin pour des missions particulières ". Les règles d’engagement ne sont pas modifiées.

L’ordre de conduite n° 2

L’ordre de conduite n° 2 (10 avril 1994-21 heures 22) ne change pas la Mission ni les règles de comportement. Il signale le démarrage effectif de l’offensive du FPR, qu’il situe le 10 avril dans l’après-midi, et non pas le 6, comme certains l’ont parfois hâtivement affirmé.

L’ordre de conduite n° 3

L’ordre de conduite n° 3 (11 avril-20 heures 12) fait évoluer légèrement la mission. Il s’agit toujours de tenir l’aéroport et les axes qui y conduisent pour procéder " à l’évacuation de certains ressortissants étrangers " (sans plus de précisions) " et de notre mission diplomatique prévue le 12 avril à partir de 7 heures ". L’évacuation des Français est terminée. Il s’agit maintenant " d’accélérer l’évacuation des ressortissants étrangers et des personnels de l’ambassade et de préparer le retrait progressif des unités ".

Il est à noter qu’il n’est pas fait de distinction sur les nationalités des personnels de l’ambassade. Le départ définitif est prévu pour le lendemain, qui est un mardi. Les ordres des militaires ne s’opposaient donc pas à une recherche des personnels rwandais de l’ambassade et à leur évacuation.

L’ordre de conduite n° 4

L’ordre de conduite n° 4 (12 avril-22 heures 47) définit les conditions du retrait définitif des unités qui a déjà commencé. Le Colonel Henri Poncet conserve les fonctions de commandant de l’opération Amaryllis. Le Lieutenant-Colonel Jean-Jacques Maurin prend les fonctions de chef du détachement spécialisé. Il est placé sous l’autorité du COMOPS tant que ce dernier est présent à Kigali. Il passe ensuite sous l’autorité directe du chef d’état-major des armées. Les règles de comportement sont inchangées.


Source : Assemblée nationale. http://www.assemblee-nationale.fr