La défense antimissile de l’OTAN progresse

Un obstacle financier majeur vient d’être levé en ce qui concerne la nouvelle étude de faisabilité sur la défense antimissile de l’OTAN ; c’est là une étape importante dans les efforts déployés par l’Alliance pour examiner les options relatives à la protection du territoire, des forces et des centres de population des pays de l’Alliance contre toute la gamme des menaces liées aux missiles.

Réunis le 12 juin 2003 au siège de l’OTAN, les Ministres de la défense ont pris note des grands progrès accomplis et se sont déclarés convaincus qu’un contrat pour la nouvelle étude serait passé d’ici à octobre 2003, ce qui coïnciderait avec la réunion informelle de Colorado Springs.

Le Conseil de l’Atlantique Nord ayant donné son accord le 10 juin, un financement commun au titre du "Programme OTAN d’investissement au service de la sécurité" (NSIP) a été autorisé pour la passation de ce contrat. L’Agence de consultation, commandement et contrôle de l’OTAN (NC3A), qui exerce les fonctions de pays hôte pour ce projet, lancera prochainement un appel d’offres auprès des deux consortiums transatlantiques qui ont déjà participé à l’étude de faisabilité consacrée à une capacité OTAN future de Défense multicouche active contre les missiles balistiques de théâtre (ALTBMD). Les deux consortiums sont dirigés par Science Applications International Corporation (SAIC), de McLean (Virginie), et par Lockheed Martin Corporation, de Dallas (Texas). L’évaluation des offres aura lieu en août et septembre, le contrat relatif à la nouvelle étude devrait être passé d’ici à octobre 2003 et la durée du projet devrait être de 18 mois.

Comme l’a déclaré le Secrétaire général adjoint pour le soutien de la défense, Robert G. Bell : "Nous vivons actuellement à l’OTAN un moment passionnant pour la défense antimissile, passionnant pour l’ALTBMD, comme pour la défense antimissile "toutes menaces". En quelques mois, l’OTAN est parvenue à faire d’un programme de travail exigeant et ambitieux une réussite sans précédent". "La défense antimissile", a-t-il ajouté, "constitue sans aucun doute un élément majeur sur la voie d’une transformation de l’Alliance face aux menaces nouvelles pour la sécurité". L’étude de faisabilité sur la défense antimissile permettra :

- d’examiner les options relatives à la protection du territoire, des forces et des centres de population des pays de l’Alliance contre toute la gamme des menaces liées aux missiles ;

- de définir les architectures et systèmes de consultation, de commandement et de contrôle de l’OTAN ;

- de déterminer la meilleure combinaison de systèmes et de capacités permettant d’obtenir une architecture de défense antimissile de l’Alliance propre à répondre aux besoins opérationnels militaires en tenant compte des performances, des coûts et des risques ;

- de recommander des options et des configurations pour des éléments de système, y compris des capteurs et des moyens de commandement et de contrôle, qui soient conformes aux capacités, tant existantes que prévues, de défense antimissile OTAN et nationales.

Source : OTAN