Dans un geste sans précédent, le président de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants, Silvestre Reyes, a adressé une lettre aux personnels de la CIA, le 29 avril 2009 (document téléchargeable au bas de cette page).

Avant toutes choses, il y indique partager la politique du président Obama. Il condamne les ordres qui ont légalisé la torture, mais s’abstient de condamner les officiers qui ont appliqué ces ordres.

Puis, il affirme nécessaire de renforcer le contrôle parlementaire pour prévenir la répétition de tels dérapages et annonce une prochaine initiative en ce sens.

Cette lettre suscite quelques remous au sein de l’Agence. En effet, elle vise en réalité à faire accroire que les parlementaires auraient ignoré ces pratiques ou n’auraient pas pu s’y opposer. Ce qui est absolument faux. Lui-même, les membres de sa commission, ainsi que les présidents de chambre en étaient précisément informés et aucun d’entre eux n’a soulevé d’objection.

Dans la crise morale que traversent les États-Unis, la prise de conscience de la pratique institutionnelle de la torture joue un rôle d’accélérateur et chaque autorité tente de dégager sa responsabilité au détriment de la seule équipe sortante.

Documents joints


Copie de la lettre de Silvestre Reyes aux personnels de la CIA, 29 avril 2009 (en anglais).


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