Selon un témoin, il y aurait actuellement quelque 25 500 témoins de Jéhovah en Belgique et autant de sympathisants ; ce nombre s’accroît de 2 % chaque année.

D’après lui, il s’agit d’une organisation sectaire nuisible qui se prétend chrétienne mais ne présente aucun rattachement avec le catholicisme.

PRINCIPAUX faits imputés au mouvement

- déstabilisation de l’individu ;

- nombreux interdits imposés depuis la plus petite enfance, notamment en ce qui concerne leur intégration sociale (interdiction de participer à des activités extérieures, des fêtes d’anniversaire, des fêtes scolaires, etc.) ;

- embrigadement d’enfants : ceux-ci assistent à de nombreuses réunions, études de textes sacrés, veillées et accompagnent leurs parents faire du porte- à-porte ; il semble que certains enfants présentent régulièrement un état de grande fatigue, d’autres ont d’importants troubles du sommeil. Il est également fait état d’un enfant ayant très régulièrement des cauchemars. Aux dires d’un témoin, un jeune mineur d’âge se serait adressé par écrit à diverses associations afin de promouvoir la revue " Rendez-vous ", une revue des témoins de Jéhovah ;

- en matière de recrutement, un témoin signale qu’une famille d’accueil a tenté d’influencer les enfants dont elle avait la charge, ainsi que leurs parents naturels, notamment en leur apportant un soutien matériel ;

- les membres d’une même famille sont invités à pratiquer la délation entre eux ;

- endogamie ; les témoins de Jéhovah poussent au divorce ou à la séparation lorsque le conjoint n’est lui-même pas adepte ;

- selon un témoin, les fillettes sont systématiquement dévalorisées par rapport aux membres masculins de la famille ; elles sont battues et soumi-ses à une violence physique continue ;

- rupture sociale ; les adeptes sont démobilisés vis-à-vis de leurs responsabilités civiques (les témoins de Jéhovah n’expriment pas leur droit de vote et refusent d’effectuer leur service militaire ou toute autre forme de service social) ;

- les membres qui quittent le mouvement sont traités comme des " pestiférés " ;

- les études de type universitaire sont déconseillées ;

- dangers pour l’intégrité physique et la santé des adeptes. Selon un témoin, un médecin aurait constaté à plusieurs reprises le manque de soins dont font l’objet certains enfants. L’un d’eux souffrirait de divers maux liés à une alimentation carencée. Ils auraient également été attachés et enfermés dans un endroit sombre. L’un d’eux aurait même fait état d’attouchements sexuels de la part d’un membre de sa famille, adepte des témoins de Jéhovah. Selon un autre témoin, des enfants seraient morts suite au refus des parents de leur faire subir une transfusion sanguine. A cet égard, un témoin fait remarquer que dans certains cas, le juge de la jeunesse suspend l’autorité parentale des parents membres des Témoins de Jéhovah pour permettre à l’enfant d’être soigné. Il est également fait remarquer que si les parents tolèrent une transfusion, ils sont écartés du groupe ; par contre, si l’enfant est transfusé sans l’accord des parents, le mouvement tente ensuite de l’écarter de ses parents ;

- le mouvement semble marquer un intérêt évident pour le patrimoine (héritages, ...) dont disposent ses membres, qui sont également invités à verser 10 % de leurs revenus.

Un témoin dénonce les dysfonctionnements de la justice et des services sociaux, qui, par manque de temps, de discernement ou de compétence, voire même par sympathie à l’égard du mouvement, persistent, dans le cadre d’une procédure de divorce, à vouloir accorder le droit de garde des enfants au conjoint membre des témoins de Jéhovah.


Source : Chambre des Représentants de Belgique http://www.lachambre.be