Le 30 août, lors d’un débat public, Paul Wellstone répondait à une question sur la décision d’une attaque préventive contre l’Irak :

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Avec la Commission des Affaires étrangères du Sénat nous avons organisé des auditions publiques et nous avons entendu des personnes de qualité, des experts sur la question. Mais l’Administration n’a pas pris la peine de venir nous présenter ses arguments. Elle dit maintenant qu’elle va venir devant le Congrès - et il ne fait aucun doute que cela est indispensable. Ce ne sont pas les interrogations qui manquent de notre coté.

Scowcroft, qui était un conseiller du père du président Bush, a fort justement écrit dans un article du Wall Street Journal qu’une telle initiative contre l’Irak pourrait très bien saper notre effort de guerre contre le terrorisme. Elle pourrait briser notre alliance, car nous n’avons pas l’appui de la communauté internationale dont nous avons besoin. D’autres commentateurs ont fait remarquer que nous n’avons toujours pas de solution politique dans le conflit israélo-palestinien et qu’un tel engagement militaire pourrait embraser le Proche-Orient.

Il y a des questions à poser concernant le coût d’une telle opération - le coût en dollars mais aussi le coût en vies humaines. Il y a des questions à poser relatives à l’affirmation que, d’une manière ou d’une autre, Saddam Hussein est lié aux événements du 11 septembre, qu’il dispose d’armes de destruction massive et qu’il est prêt à les employer. Il y a des questions à poser sur la faisabilité d’une attaque préventive et il faut se demander si nous sommes en mesure de la mener à bien tous seuls. Il y a tant de questions auxquelles nous n’avons pas de réponses. Tout d’abord, l’Administration doit venir s’expliquer devant nos Commissions. Ensuite il doit y avoir un débat. Et pas seulement avec les membres du Congrès. Il faut, avant toute action militaire, qu’il y ait une résolution du Congrès l’autorisant - ce point doit être soulevé car pour l’instant il n’y a pas encore d’accord. De plus, je pense qu’il doit y avoir une discussion là-dessus avec les citoyens de ce pays.

C’est au Président de fournir certaines informations afin que les gens soient conscients des options différentes qui s’offrent à nous et des conséquences possibles de chacune d’entre-elles. C’est comme cela que ça se passe dans une démocratie représentative.

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