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« Equilibre des forces et organisation au Sud-Caucase »

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L’alliance Atlantique-Nord prolonge, à travers divers programmes, la préparation de « plate-formes extérieures » pour des groupes militaires mobiles au sud du Caucase. D’après les stratèges de l’OTAN, ces bases et garnisons, doivent permettre de mettre en application la décision du sommet de Budapest de 1997. Selon cette dernière, le déploiement de forces internationales doit se faire avec l’accord de toutes les parties en conflit au Nagorny-Karabakh. C’est pour cela qu’est menée une politique de pression sur les dirigeants arméniens pour qu’ils refusent la présence de forces russes sur leur sol. Le vice-secrétaire général de l’OTAN Robert Simons a déclaré : « si l’Arménie se déclare opposée à la présence de force russes sur son territoire, elle aura le soutien de l’OTAN sur cette question ».
Ce n’est pas la première fois que l’OTAN propose sa médiation. Certaines conditions doivent cependant être réunies. La Turquie, membre fondateur et actif de l’OTAN, n’a pas établi des relations avec la Transcaucasie uniquement dans ce cadre mais aussi selon ses propres plans. Les politiciens turcs ne cachent pas que la résolution prise par le Bundestag concernant le génocide arménien ne va pas arranger les relations avec Erevan. Sans nier son rôle au côtés de l’Empire Ottoman pendant la Première Guerre mondiale, l’Allemagne a confirmé la réalité des faits et a rappelé au gouvernement turc le caractère indispensable d’une reconnaissance de son histoire. Les Turcs cependant se réservent le droit de semer la discorde entre ses voisins. C’est ce qu’ils ont essayé de faire dernièrement au sein de la commission de l’assemblée du Conseil de l’Europe, quand les changements constitutionnels en Arménie ont été évoqués. La délégation turque a proposé de modifier le préambule de la Constitution arménienne et de valider les frontières du pays avec tous ses voisins. L’Arménie n’a pas pu participer au vote alors que les Turcs et les Azéris ont pu proposer leurs idée des frontières de l’Arménie. La proposition a été rejetée mais avec une seule voix de différence.
Visiblement, les leaders de l’OTAN ne sont pas dérangés par ces incidents et l’engagement de la Turquie. Ce pays d’un côté exerce un blocus de l’Arménie et de l’autre essaye de former un bloc militaire avec la Géorgie et l’Azerbaïdjan.
La Russie est un membre fondateur de l’Organisation du Traité de Défense Collective (OTDC) et elle est très liée historiquement avec notre région. Notre frontière avec la Turquie est toujours gardée par des soldats russes. Il est indispensable d’établir dans la région une base de l’OTDC. Après le départ des soldats russes de Géorgie en 2008, l’Arménie sera le seul pays où les Russes sont présents. De cette façon, les spécialistes de l’OTDC pourront échanger avec leurs collègues de l’OTAN sur les problèmes de sécurité régionale. C’est la seule manière d’assurer la sécurité de la région et son développement selon les exigences modernes. C’est aussi le seul moyen qui pourrait permettre de faire avancer les négociations de paix au Karabakh.

Source
Gazeta SNG (Fédération de Russie)
Gazeta SNG est un quotidien en ligne russophone.

« Баланс сил и организаций на Южном Кавказе », par Smbat Karakhanian, Gazeta SNG, 28 juin 2005.

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