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Discours de Sergueï Lavrov devant la 74e séssion de l’Assemblée générale des Nations unies

| New York (États-Unis)
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Monsieur le Président,
Votre Excellence,
Mesdames et messieurs,

Nous approchons du 75e anniversaire de l’Organisation des Nations unies, dont la création a résulté de la Victoire dans la Seconde Guerre mondiale et de la prise de conscience de la nécessité d’un mécanisme collectif de maintien de la paix et de la sécurité internationales. Malheureusement, les événements de la Guerre froide qui a suivi ont empêché de dévoiler ce potentiel de création colossal.

Un espoir a ressurgi quand, il y a presque 30 ans, s’est effondré le mur de Berlin qui symbolisait la confrontation entre deux systèmes irréconciliables. L’espoir de pouvoir enfin tourner les pages sinistres des guerres, non seulement chaudes mais également froides, et d’unir les efforts pour le bien de toute l’humanité.

Cependant, force est de reconnaître que même s’il a été possible d’empêcher, grâce à l’Onu, une troisième guerre mondiale, le nombre de conflits et d’hostilités n’a pas diminué sur la planète. De nouveaux défis très graves sont également apparus : le terrorisme international, les stupéfiants, les changements climatiques, la migration clandestine, l’écart grandissant entre les riches et les pauvres. Il devient chaque année de plus en plus difficile de contrer ces défis parmi d’autres. La division de la communauté internationale ne fait que s’aggraver.

Selon nous, la raison de la situation actuelle est avant tout la réticence des pays qui se sont proclamés vainqueurs dans la Guerre froide à prendre en compte les intérêts légitimes de tous les autres pays ; la réticence à accepter les réalités du déroulement objectif de l’histoire.

L’Occident a du mal à se résigner au fait que sa domination séculaire sur les affaires mondiales fond. De nouveaux centres de croissance économique et d’influence politique sont apparus et se renforcent. Sans eux, il est impossible de trouver une solution durable aux problèmes mondiaux - qu’il n’est possible de gérer que sur la base solide de la Charte de l’Onu, par l’équilibre des intérêts de tous les États.

Les puissances occidentales cherchent à empêcher la formation d’un monde polycentrique, à reprendre leurs positions privilégiées, à imposer aux autres des normes de conduite basées sur une interprétation étroite, occidentale, du libéralisme. Pour faire court : "Nous sommes des libéraux, nous avons tous les droits." Dans ses aspirations, l’Occident se souvient de moins en moins du droit international, parle de plus en plus et instamment d’un "ordre basé sur des règles".

L’objectif d’un tel "ordre" est évident à nos yeux : changer les normes du droit international qui ne conviennent plus à l’Occident, les remplacer par des "règles" adaptées à leurs fins mercantiles qui sont formulées en fonction de l’utilité politique, tout en voulant proclamer l’Occident, et seulement l’Occident, en tant que source incontestable de légitimité. Par exemple, quand c’est avantageux, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes a une importance, et quand ce n’est pas le cas il est proclamé illégitime.

Pour justifier ces "règles" révisionnistes, on a recours à la manipulation de l’opinion publique, à la propagation de fausses informations, à des doubles standards dans le domaine des droits de l’homme, à la répression des médias jugés indésirables, aux interdictions contre l’activité des journalistes. Sachant que l’Occident a trouvé des "élèves doués" parmi ses collaborateurs dans l’espace postsoviétique.

Au lieu d’un travail collectif équitable sont créés des formats clos hors du cadre multilatéral légitime, alors que les approches convenues en toute opacité dans un cercle étroit d’"élus" sont ensuite annoncées en tant qu’"accords multilatéraux". Cela s’accompagne de tentatives de "privatiser" les secrétariats des organisations internationales, de les utiliser pour imposer des idées non consensuelles en contournant les mécanismes universels.

Les attaques contre le droit international prennent une ampleur dangereuse. Tout le monde est au courant du retrait des États-Unis du Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien, qui a été approuvé par la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies. Washington n’a pas simplement renoncé à ses engagements fixés par cette résolution, il a également exigé de tous les autres de jouer selon les "règles" américaines et de saboter sa mise en œuvre.

Les États-Unis ont adopté une ligne dure visant à faire échouer les résolutions de l’Onu sur les bases juridiques internationales du processus de paix au Proche-Orient. Ils proposent d’attendre un certain "deal du siècle", et, pendant ce temps, ils ont pris des décisions unilatérales sur Jérusalem et le plateau du Golan. Cela remet en question la solution du problème palestinien à deux États ayant une signification clé pour satisfaire les attentes légitimes du peuple palestinien et garantir la sécurité d’Israël et de toute la région.

Visiblement, quand les membres de l’Otan, en bafouant les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, ont bombardé la Libye, ils étaient également guidés par la logique de leur "ordre basé sur des règles". Résultat : la structure étatique libyenne est détruite, et la communauté internationale "paie les pots cassés" des conséquences néfastes de l’aventure otanienne, notamment pour les pays du continent africain.

Des "agendas cachés" existent toujours dans le secteur antiterroriste : malgré les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies, obligatoires pour tous en ce qui concerne le listing des organisations terroristes, pour certains pays il est devenu de règle de mettre à l’abri des terroristes, voire de coopérer avec eux sur le terrain, comme c’est notamment le cas en Afghanistan, en Libye et en Syrie. Les États-Unis disent déjà à voix haute que Hayat Tahrir al-Cham est une structure tout à fait "modérée" à qui il est possible d’"avoir affaire". Et comme l’ont montré les récents débats sur la situation à Idleb en Syrie, ils cherchent à imposer cette logique inadmissible aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies.

L’Occident possède également ses propres "règles" vis-à-vis des Balkans, qui mène une ligne ouverte visant à saper les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies sur le processus de paix kosovar et bosniaque.

Les conventions universelles, avec les résolutions du Conseil de sécurité, font partie intégrante du droit international. L’Occident voulait les substituer également par ses propres "règles", comme ce fut le cas à l’OIAC dont le Secrétariat technique, suite aux manipulations illégales et à une pression désinvolte, a illégalement obtenu des fonctions attributives à l’encontre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et des prérogatives exclusives du Conseil de sécurité des Nations unies.

Des jeux se poursuivent autour des conventions qui imposent à tous les pays de garantir les droits linguistiques, éducatifs, religieux et autres des minorités nationales. Là aussi, nos collègues occidentaux se réfèrent à leurs "règles" : ils ferment les yeux sur la privation flagrante des droits des minorités nationales, et ont une attitude complaisante envers le maintien en Europe du phénomène honteux de non-citoyenneté.

La ligne visant à changer le droit international se manifeste également de plus en plus dans la volonté insistante de réécrire les résultats de la Seconde Guerre mondiale, de justifier les manifestations de plus en plus nombreuses de néonazisme, de vandalisme de monuments aux libérateurs de l’Europe et aux victimes de l’Holocauste.

Des principes fondamentaux de la Charte de l’Onu sont mis à l’épreuve, notamment la non-ingérence dans les affaires intérieures, l’inadmissibilité de l’usage de la force ou de la menace d’en faire usage.

A la liste des pays dont la structure étatique a été détruite sous nos yeux suite à une agression ou des coups d’État inspirés de l’étranger, certains cherchent actuellement à ajouter le Venezuela. Comme la grande majorité des membres de l’Onu, la Russie rejette les tentatives de faire revenir en Amérique latine des "règles" de l’époque de la "doctrine de Monroe", de renverser de l’extérieur des régimes d’États souverains sans lésiner sur les méthodes de chantage militaire, de soumission forcée et de blocus, comme c’est le cas de Cuba malgré de nombreuses résolutions de l’Onu.

L’an prochain, nous célébrerons le 60e anniversaire de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, adoptée à l’initiative de notre pays. Cependant, à ce jour, plusieurs pays occidentaux s’accrochent aux anciennes "règles", font l’impasse sur cette Déclaration et sur d’autres décisions de l’Assemblée générale des Nations unies concernant la décolonisation qui les concernent directement, en continuant de maintenir sous leur contrôle les anciens territoires d’outre-mer.

En novembre, nous célébrerons un autre anniversaire : les 20 ans de l’adoption, au sommet de l’OSCE, de la Charte de sécurité européenne et de la Plateforme pour la sécurité coopérative. Ces documents formulent les principes de coopération de tous les pays et organisations régionales dans la région euro-atlantique. Les chefs d’État et de gouvernement ont solennellement proclamé que nul ne devait garantir sa propre sécurité au détriment de celle des autres. Malheureusement, le consensus conclu au sommet à l’époque est de nouveau substitué aujourd’hui par la pratique de l’Otan prise pour "règle", qui continue de penser en termes de catégories de recherche d’ennemis en faisant avancer son infrastructure militaire à l’Est vers la frontière russe, en augmentant les budgets militaires de ses membres, bien qu’ils soient déjà 20 fois supérieurs à celui de la Russie. Nous appelons à revenir aux accords sur l’établissement d’une sécurité égale et indivisible dans l’espace de l’OSCE. Ces derniers temps, des politiciens responsables en Europe s’expriment également dans ce sens, comme l’a montré notamment la rencontre du Président russe Vladimir Poutine avec le Président français Emmanuel Macron en août.

Une architecture fiable et ouverte est également nécessaire dans la région Asie-Pacifique. Il est dangereux de céder à la tentation de la faire éclater en blocs en conflit. De telles tentatives iront à contre-courant de la tâche d’unir les efforts de tous les pays de la région pour réagir efficacement aux risques et défis qui y persistent, notamment le règlement de tous les problèmes de la péninsule coréenne uniquement par des moyens pacifiques.

Les actions des États-Unis, qui, après le retrait du Traité sur les missiles antimissiles balistiques (ABM), ont détruit, avec le soutien obéissant de tous les membres de l’Otan, le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), ont causé un immense préjudice au système global de stabilité stratégique en place depuis des décennies. A présent, c’est le sort du Traité de réduction des armes stratégiques (START) qui est remis en question. D’autant que les États-Unis refusent de ratifier le Traité sur l’interdiction complète des essais nucléaires (TICEN), et, dans leurs documents doctrinaux, ont réduit le seuil d’utilisation de l’arme nucléaire. Ils mettent le cap sur la transformation du cyberspace en arène d’affrontement militaire.

Afin d’empêcher d’attiser les tensions, la Russie a soumis plusieurs initiatives. Le Président russe Vladimir Poutine a annoncé la décision de ne pas déployer de missiles à portée intermédiaire en Europe ou dans d’autres régions tant que les Américains s’abstiendraient de le faire. Nous avons appelé les États-Unis et l’Otan à adhérer à ce moratoire. De plus, nous avons proposé plusieurs fois à Washington d’entamer les négociations sur le prolongement du START. Avec la Chine, nous prônons la mise au point d’un document juridiquement contraignant sur la prévention de la course aux armements dans l’espace. La réaction des États-Unis et de leurs alliés à toutes ces propositions n’est pas rassurante.

La longue absence de réponse à notre proposition faite aux collègues américains il y a un an nous rend également perplexes : il s’agissait d’adopter au sommet une déclaration russo-américaine sur l’inacceptabilité et l’inadmissibilité d’une guerre nucléaire, dans laquelle il ne peut y avoir de vainqueur par définition. Nous appelons tous les membres de l’Onu à soutenir cette initiative.

Aujourd’hui, je voudrais annoncer que nous soumettons à la session actuelle de l’Assemblée générale des Nations unies le projet de résolution "Renforcement et développement du système d’accords sur le contrôle des armements, le désarmement et la non-prolifération". Nous invitons tout le monde aux négociations constructives. L’approbation d’une telle résolution apporterait une contribution importante à la création des conditions pour le déroulement réussi de la conférence d’examen du Traité de non-prolifération de l’arme nucléaire (TNP) l’an prochain.

La Russie poursuivra un travail actif pour renforcer la sécurité globale. Dans ce domaine, nous agissons avec une responsabilité maximale, en faisant preuve de retenue dans la fabrication d’armements - bien évidemment, sans préjudice pour la garantie efficace de la sécurité nationale, en parfaite conformité avec le droit international.

Nous prônons la consolidation des efforts dans la lutte contre le terrorisme international sous l’égide de l’Onu. Afin de mobiliser le potentiel des organisations régionales pour éradiquer la menace terroriste, la Russie a organisé une réunion ministérielle du Conseil de sécurité des Nations unies avec la participation de l’OTSC, de l’OCS et de la CEI.

Parmi les tâches primordiales de la communauté internationale : l’élaboration d’approches acceptables pour tous de la régulation du secteur numérique, la réflexion sur les processus liés à la création de l’intelligence artificielle (IA). L’an dernier, l’Assemblée générale des Nations unies a approuvé le début d’un travail objectif sur la mise au point des règles de comportement responsable des États dans l’espace de l’information. A l’initiative de la Russie a été également adoptée une résolution sur la lutte contre la cybercriminalité. Il est important de déboucher sur des accords juridiquement contraignants sur tous les aspects de la sécurité de l’information internationale.

Il faut également intensifier les efforts pour régler les nombreux crises et conflits dans toutes les régions du monde. Il est important de faire respecter aux parties les accords déjà conclus, d’empêcher d’inventer des prétextes pour renoncer aux engagements déjà pris. Cela concerne également les conflits dans l’espace postsoviétique, y compris la nécessité de respecter rigoureusement les Accords de Minsk sur le règlement de la crise dans le Sud-Est de l’Ukraine.

En Syrie, où des résultats notables ont été obtenus dans la lutte contre le terrorisme, les questions relatives à l’avancement du processus de paix mené par les Syriens avec la contribution de l’Onu passent au premier plan. La formation du Comité constitutionnel a été menée à bien avec une contribution décisive de la Russie, de la Turquie et de l’Iran en tant que garants du format d’Astana, ce qui a été annoncé récemment par le Secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres. A l’ordre du jour : la reconstruction post-conflit, et la création des conditions pour le retour des réfugiés. Le système de l’Onu doit y jouer un rôle bien plus actif.

Cependant, dans l’ensemble, il existe encore de nombreux problèmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Nous voyons ce qui se passe en Libye et au Yémen. Les perspectives du règlement du problème palestinien et de la réalisation de l’Initiative de paix arabe sont remises en question. Les tentatives de jouer la "carte kurde", explosive pour de nombreux pays, sont alarmantes.

La tension est attisée artificiellement dans le golfe Persique. Nous appelons à surmonter les différends à travers le dialogue, sans accusations gratuites. Notre contribution en ce sens est la conception russe de la sécurité collective dans cette région, mise à jour et présentée cet été.

Soutenant les efforts des pays d’Afrique pour stopper les conflits sur leur continent, la Russie a organisé hier une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le renforcement de la paix et de la sécurité en Afrique. Fin octobre à Sotchi se tiendra le premier sommet Russie-Afrique de l’histoire. Nous espérons que ses résultats permettront d’améliorer l’efficacité de la lutte contre les risques et les défis actuels, et de renforcer l’efficacité du travail pour surmonter les problèmes de développement auxquels font face les pays africains.

La réforme du Conseil de sécurité des Nations unies est appelée à perfectionner l’activité anticrise et de maintien de la paix de l’Onu. Les réalités du monde multipolaire font de la recherche d’une formule qui réglerait le déséquilibre flagrant dans son état actuel et garantirait un élargissement de la représentativité au Conseil des pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine avec l’entente la plus large possible des États membres de l’Onu une priorité.

Mesdames et messieurs,

Les lignes de démarcation sont néfastes non seulement pour la politique mondiale, mais également pour l’économie. Sa croissance inclusive est retenue parce que les normes de l’OMC sont remplacées par d’autres "règles" : les méthodes de concurrence déloyale, le protectionnisme, les guerres commerciales, les sanctions unilatérales, l’abus flagrant du statut du dollar américain. Tout cela conduit à la fragmentation de l’espace économique mondial, impacte négativement la vie des gens. Nous jugeons nécessaire de revenir à un travail constructif commun au sein des organisations du système de l’Onu et du G20. Nous contribuerons à la création de conditions favorables pour cela, notamment à travers les possibilités des Brics sous la présidence de la Russie jusqu’en 2020.

Avec les partisans des mêmes idées, nous prônons une harmonisation des processus d’intégration. Cette philosophie repose à la base de l’initiative du Président russe Vladimir Poutine de former un Grand partenariat eurasiatique parmi les pays membres de l’Union économique eurasiatique (UEE), de l’OCS, de l’ASEAN et ouvert à tous les autres pays de l’Eurasie, y compris les membres de l’UE. Le progrès dans ce sens a déjà commencé par l’union des plans de développement de l’UEE et du projet chinois "La Ceinture et la Route". La réalisation progressive de ces projets permettra non seulement d’accroître la dynamique de la croissance économique, mais également de poser de bonnes bases pour construire un espace de paix, de stabilité et de coopération de Lisbonne à Jakarta.

Mesdames et messieurs,

A l’approche d’un nouvel anniversaire de l’Onu, je voudrais souligner que le système Onu-centrique de l’ordre mondial, malgré toutes les épreuves, conserve sa stabilité et possède une grande réserve de solidité. C’est une sorte de filet d’assurance garantissant, à condition de respecter la Charte, un développement pacifique de l’humanité en trouvant un équilibre des intérêts souvent très contradictoires de différents pays.

La principale conclusion, après ces 75 ans, est probablement le fait que l’expérience de coopération désidéologisée entre les États face à une menace commune, acquise pendant les années de la guerre sanglante, reste sollicitée.

Les risques et défis actuels réservent des risques tout aussi majeurs.

Nous pourrons y réagir efficacement seulement en travaillant ensemble. Il y a cinquante ans, le grand scientifique et homme public Andreï Sakharov, lauréat du prix Nobel, a écrit : "La division de l’humanité menace cette dernière de sa propre perte… Pour l’humanité, reculer du précipice signifie surmonter la division." C’est dans l’union que les pères fondateurs de l’Onu voyaient son objectif principal. Soyons dignes de leur patrimoine et de leur mémoire.

Merci de votre attention.

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