L’administration Bush promeut sa conception de la démocratie en Palestine. Le gouvernement états-unien, inquiet de l’extrême popularité du Hamas, a choisi de subventionner le Fatah pour l’aider à emporter les élections législatives.

L’USAID, principale agence « humanitaire » US, a financé la campagne du Fatah à hauteur de 2 millions de dollars, somme sans commune mesure avec les moyens de son principal concurrent. Ce budget serait destiné à la mise en place de services d’entraide du Fatah, compensant la faiblesse de la politique sociale qu’il conduit en exerçant le pouvoir, et comparable à ceux du Hamas qui rendent un service effectif à la population.

« Nous ne soutenons aucun parti. Mais nous ne supportons pas les partis inscrits sur la liste terroriste. Nous sommes là pour assurer le processus démocratique », assure James. A Bever, directeur de l’USAID en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.

Le Hamas, qualifié d’organisation terroriste par les États-unis et Israël, avait déjà été entravé dans ce même processus électoral, lorsque le gouvernement israélien avait exigé de l’Autorité palestinienne que le mouvement de résistance armée ne participe pas au scrutin, tout en procédant à l’arrestation et à l’assassinat de ses principaux leaders.