Les Etats-Unis et un certain nombre de pays européens ont lancé une campagne de pression afin que les autres nations se joignent à eux pour appeler l’Iran à commencer les négociations sur la crise nucléaire, alors que le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) commence une réunion lundi à Vienne.

La semaine dernière, le Haut représentant pour la politique étrangère de l’Union européenne, Javier Solana, a présenté un ensemble de mesures proposées par six pays (Grande-Bretagne, Chine, France, Russie et Etats-Unis et l’Allemagne) si l’Iran suspend ses activités d’enrichissement d’uranium.

Un document présentant la position des Etats-Unis indique que les six « ont convenu de poursuivre les mesures, y compris au Conseil de sécurité de l’ONU pour faire pression sur le régime iranien en vue d’un changement » si l’Iran rejetait l’offre.

La suspension totale des activités d’enrichissement et de retraitement est « essentielle si l’Iran veut gagner la confiance internationale », précise le document.

Un autre document publié par la Grande-Bretagne, la France et l’ Allemagne affirme que « le Conseil de sécurité n’aura d’autre choix que celui d’augmenter ses pressions sur l’Iran » si Téhéran reste provocateur.

L’Iran a annoncé lundi avant la réunion de l’AIEA qu’il ne ferait pas de compromis sur son droit à enrichir de l’uranium.

L’envoyé de l’Iran à l’AIEA, Ali Asghar Soltanieh, avait appelé l’AIEA à éviter les déclarations politiques pouvant nuire à une solution diplomatique.

Au cours de cette semaine de réunion, l’AIEA va débattre de l’ Iran mais n’adoptera aucune résolution de manière à éviter toute contrariété diplomatique pendant que l’Iran étudie les propositions visant à résoudre la crise, ont indiqué des diplomates.

Source
Xinhua (Chine)
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