Avec les festivités du second mandat, beaucoup se demandent ce que George W. Bush fera durant cette période. Certains croient que le second mandat sera moins radical et se base sur les nominations au département d’État pour soutenir leur argument. Condoleezza Rice n’est pas une néo-conservatrice, Stephen Hadley est vu comme quelqu’un de prudent, Robert E. Zoellick est vu en Europe comme un modéré et Nicholas Burns comme un multilatéraliste. John Bolton de son côté a été éconduit, Paul Wolfowitz n’est pas promu et Donald Rumsfeld devrait partir après les élections en Irak.
Pourtant, cette théorie ne se fonde que sur la croyance en une vision d’un Bush modéré « manipulé » par les néo-conservateurs. Or, ça, rien ne le prouve. Je pense au contraire que Bush est un homme de conviction. Les États-Unis vivent actuellement une situation paradoxale. Ils aiment leur président, mais pas ses politiques. D’après les sondages, beaucoup pensent que Bush était le bon choix, mais que ses politiques, de l’Irak aux pensions, sont dangereuses. Ceux qui croient que Bush est manipulé oublient que tout le pays a basculé à droite. Le président reçoit beaucoup de conseils lui demandant une politique plus modérée, mais il devrait les ignorer.
Contrairement à Ronald Reagan, Bush ne doit pas nager contre le courant de l’opinion, il est à la fois en adéquation avec sa population et les néo-conservateurs et il va se lancer dans un programme de réformes radical. Son slogan pourrait être « le meilleur est à venir ».

Source
Gulf News (Émirats arabes unis)
Gulf News est le principal quotidien consacré à l’ensemble du Golfe arabo-persique, diffusé à plus de 90 000 exemplaires. Rédigé à Dubaï en langue anglaise, il est principalement lu par la trés importante communauté étrangère vivant dans la région.

« Bush is in sync with his people and the neo-cons », par Amir Taheri, Gulf News, 20 janvier 2005.