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L’essentiel des charges imputées à l’Irak par l’administration Bush repose sur des informations fournies par la CIA. Mais est-il possible de se fonder sur les renseignements des services secrets pour établir un acte d’accusation de l’Irak ? Si ces données constituent des indications, elles n’ont aucune valeur sur le plan du droit international tant qu’elles n’ont pas été vérifiées. Deuxieme exemple : « La reprise de la fabrication de missiles longue-distance ».

- Services de Renseignement - Dans un rapport, la CIA affirme « la seule explication possible » pour la nouvelle structure construite sur le site de test de missiles d’Al Rafah est que l’Irak développe des missiles longue-distance interdits. (Rapport de la CIA en Pdf : 638 Ko)

- Exploitation politique - En septembre et octobre, des officiels états-uniens ont affirmé que des preuves concluantes existaient prouvant que l’Irak se prépare à reprendre la fabrication de missiles balistiques interdits en différents sites. Colin Powell, lors de son allocution à l’ONU a exploité ce « renseignement » de la même façon. Il affirme que cet équipement « est manifestement destiné aux missiles de longue portée qui peuvent parcourir 1 200 kilomètres » et ajoute, sans rire, que depuis que la photo a été prise, « la rampe de lancement a été terminée et recouverte d’un toit pour que les satellites puissent plus difficilement voir ce qui se passe dessous ». (diapositive 35 de l’exposé)

- Après inspection de l’ONU - Ces affirmations, de même que celles concernant les sites d’Al Mutasim et Al Mamoun, se sont avérées infondées après des visites répétées de chaque site par les inspecteurs (dix visites des inspecteurs pour Al Rafah et une « porte-ouverte » à la presse internationale le 8 février). (voir l’article du Los Ageles Times)